Sihil

Sihil est tapie dans les premières dunes du désert, à quelques dizaines de milles de la côte alfine. La Ville-Refuge des Austrois, où viennent se reposer par cycles les clans qui finissent leur tour du monde, fait l’objet dans le reste de celui-ci d’une telle mystification que Sihil est devenue, par bien des égards, une cité légendaire.

Les théologiens et philisophes gadji lui ont donné le nom imagé de “Ville Hermétique.” Et de fait, Sihil est suffisemment difficile d’accès aux étrangers pour prétendre à ce titre. Elle mérite également pour ce qu’on dit sur les secrets de magie que les gitans y développent et s’échangent sous sa protection.

Par opposition, les plus sceptiques des citoyens de Slasie ont, eux, décrété que cette cité improbable ne constituait qu’une mystification de plus d’un peuple obsédé par le secret. Ces assertions font beaucoup rire les habitants de la côte alfine, qui savent bien que Sihil existe.